I need you !

Bonjour,

Dans le cadre de mon mémoire de Master 2, je réalise une étude sur les publics de manifestations littéraires. Alors si vous êtes un festivalier occasionnel ou un habitué des fêtes, festivals ou salons du livre ce questionnaire est fait pour vous !
N’hésitez pas à le diffuser auprès de vos propres connaissances susceptibles d’être intéressés par cette enquête.
D’avance, merci pour votre aide précieuse !

https://docs.google.com/forms/d/1Rbv7Jyonqn13ZBdrweF44sPOlz6d-t17sxhP0cd-DxE/viewform

Sous les couvertures – Bertrand Guillot

« Que se passe-t-il dans une librairie quand les portes se referment pour la nuit ?
Au moment où arrivent les imposants cartons de la rentrée littéraire, les livres déjà présents sur les tables s’inquiètent. Que vont-ils devenir face à ce déferlement ? Plusieurs ouvrages décident de résister ! Dès que le libraire ferme ses portes, ils se mettent à comploter, à imaginer une stratégie pour trouver ou conserver leur place sur les tables. Mais le « premier roman », « l’académicien », le « conteur », le « grand écrivain » n’ont pas tous les mêmes idées et les mêmes intérêts… Très vite c’est la guerre entre eux.
Un événement vient troubler les plans de chacun : une jeune libraire débarque dans la librairie, avec des idées et des envies nouvelles. Sera-t-elle une alliée ? Une menace ?
Avec cet ouvrage, entre roman et conte, Bertrand Guillot signe un texte étonnant sur la passion de la lecture. »

En premier lieu, je souhaite remercier Price Minister pour l’envoi de cet ouvrage puisqu’il s’agit d’une belle manière de connaître quelques titres de la rentrée littéraire.

Avec sa couverture originale, colorée et plutôt jolie et son sujet très original et assez inattendu, je dois dire que j’attendais beaucoup de ce livre. Personnifier les livres, leur donner une âme et une conscience me paraissait un pari assez fou. De plus, un livre qui parle de livres aurait tenté n’importe quel passionné de littérature.
D’autant plus que Sous les couvertures aborde des thèmes qui me semblaient d’actualité, dénonçant les travers de l’édition, l’émergence d’un marché de niche et d’un marché de masse, la difficulté des petites librairies, etc.

Néanmoins, je n’ai pas su entrer dans le livre et je n’ai pas su aller plus loin que la cinquantième page… Malgré beaucoup d’attentes face à ce livre, je dois dire que j’ai été assez déçue ou plutôt que l’ouvrage n’a pas réussi à me marquer et à me toucher plus que ça. Pour moi, le style était un peu trop lent, les personnages un peu trop nombreux et manquaient finalement d’un peu plus de consistance et de punch. Si l’on arrive à reconnaître les best-sellers ou les classiques de la littérature, j’ai été finalement étonnée de ne rien reconnaître.
Bref, l’auteur n’a pas su me transcendée et finalement, l’humour m’a laissée de marbre. Une légère déception donc.

Editions Rue Fromentin, 176 pages, 2014

Pelote dans la fumée, Tome 1 : Eté-Automne – Miroslav Sekulic-Struja

« C’est un monde entre Ettore Scola et Liberator, Fellini et le douanier Rousseau ou encore Agotha Kristov que peint Miroslav Sekulic dans ses Deux saisons croates (suivront deux autres saisons). Il écrit une fable de l’enfance féroce. Un orphelinat imaginaire hors-d’âge abrite des enfants en guerre contre les clans voisins, des enfants qui ont tatoué sur le corps tout le passé de l’ex-Yougoslavie. « Bourdon et Pelote – deux pensionnaires de cet orphelinat – se souviennent sans plaisir de ce passé récent. » Enfants des rues, prostituées, ils puisent leur énergie dans une mer bleue pétrole, dans les couchers de soleil des tableaux naïfs de l’Europe de l’est. » (Source)

Une petite pépite découverte grâce à mon stage à l’Agence Régionale du Livre de Paca… Il est certain que sans cette expérience, je serais passée à côté de nombre de lectures et de cette bande-dessinée qui semble peu médiatisée et pourtant…
J’y ai découvert un graphisme à vous couper le souffle, ou chaque planche, chaque vignette est une œuvre d’art elle seule. Des dessins inattendus, jamais vus jusqu’alors. Une surprise à chaque page. Un bonheur pour les yeux. Des paysages splendides de la Croatie qui donnent parfois très envie d’aller y faire un petit tout. En résumé, c’est une véritable merveille à découvrir et vite !
Et même si l’histoire est réellement intéressante, le graphisme a pris le dessus tant et si bien que je l’ai malheureusement un peu laissée de côté. Une seconde lecture serait ainsi nécessaire pour faire passer cet effet de surprise et admiration.
Malgré tout, ces enfants livrés à eux même deviennent au fil des pages de plus en plus attachants et intéressants. Très vite, le lecteur est pris d’amitié pour ces jeunes qui ne vivent de rien ou de pas grand-chose.

J’ai finalement assez de mots pour vous décrire ce véritable choc graphique… Ouvrez et vous comprendrez !

 

368cc-logo2bbd2bmango2brougeChez Mango

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Top BD de Yaneck : 18/20

Actes Sud BD, 128 pages, 2013

 

Le dernier lapon – Olivier Truc

11 janvier. Le soleil va enfin refaire surface à Kautokeino, en Norvège. Et même si le froid reste toujours très intense, les habitants attendent non sans une certaine impatience l’arrivée de la lumière du jour.
C’est donc dans ce climat, en plein territoire lapon, entre la Russie, la Finlande, la Suède et la Norvège, que deux crimes sont commis le même jour et touchant tous deux le peuple Sami. Le premier est le meurtre d’un éleveur de rennes. Le second est le vol d’un tambour apparemment traditionnel leur appartenant.
La police des rennes, alors habituellement chargée des conflits entre les éleveurs, se retrouve à mener cette enquête de plein front et ce sont les inspecteurs Klemet et Nina qui vont s’affairer à retrouver le ou les auteurs de ces crimes. Mais la tâche ne sera pas aisée. L’enquête est semée d’embuches et d’opposants entravant la route de nos deux protagonistes.

Après avoir entendu des louanges à propos de ce livre, j’avoue avoir été très intriguée par ce roman. Bien que l’histoire soit plutôt longue à se mettre en place, j’ai fini par le dévorer, l’adorer et le recommander à mon tour.
Outre son statut de polar, Olivier Truc nous offre un joli portrait de la culture Sami, de la vie en Laponie. Le mode de vie des habitants, leur relative sédentarisation, leurs traditions, la langue Sami sont les nombreux thèmes abordés par l’auteur, nous permettant ainsi de bien s’immerger dans ce paysage. Il nous propose également une analyse très intéressante sur les clivages existants entre la Suède et la Norvège. On peut donc dire qu’il s’agit là d’un livre où l’on apprend sans cesse sur cette société, sur les modes de vie du pays, sur les coutumes, etc. Par ailleurs, l’auteur, connaissant bien cette région, nous offre des descriptions à vous faire baver sur ces grands panoramas que l’on imagine maculés de blanc.
L’histoire et l’enquête policière qui y est menée sont par ailleurs très intéressantes. Le suspense est au rendez-vous et Olivier Truc ne ménage pas son lecteur qui est sans cesse confronté aux rebondissements que subissent nos deux personnages centraux. D’ailleurs ces deux-là deviennent au fil des pages de plus en plus attachants et de plus en plus intéressants. On découvre ainsi progressivement leur passé respectif et une vision nouvelle de la Laponie se dévoile.
Vous l’aurez compris, je suis donc sous le charme de ce roman, premier en nombre écrit par cet auteur… Et je suis désormais certaine que le prochain Olivier Truc rejoindra rapidement mes étagères.

 

Editions Métailié, 453 pages, 2013

La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

Jocelyne a 47 ans et vit à Arras. Mercière, elle gagne sa vie modestement et s’épanouit dans ce monde qui lui plait même si ses nombreux rêves ont été mis de côté. Mère de famille, ses enfants ont grandi loin d’elle et ne donnent que très peu de nouvelles. Quant à son mari, il y a plusieurs années que la flamme s’est éteinte : il ne la regarde plus, ne lui donne plus de tendresse. Une routine durable s’est installée entre ces deux êtres. Mais leur vie va être chamboulée par l’arrivée d’une grande nouvelle : les deux salariés de Jocelyne, addictes au Loto, la pousse à franchir le pas et à jouer. Malgré ses réticences, notre protagoniste va devenir l’heureuse gagnante de cette loterie et va empocher une très grosse somme d’argent.
Mais une sorte d’instinct la fait hésiter à aller retirer son dû. Comment ses enfants, son mari, ses amis vont-ils réagit ? Est-ce que cet argent sera bénéfique à sa famille, à son couple ou pourra-t-il entraîner une catastrophe dans sa vie ? Et si ce gain ne devenait pas une menace ?

 

Dès sa sortie, j’ai eu très envie de découvrir ce roman. Et puis passé les premiers enthousiasmes, cette envie a très vite disparu (ou du moins, a-t-elle été remplacée par d’autres). Bref. J’ai envie lu La liste de mes envies, quelques jour avant sa sortie au cinéma. Quelques jours après avoir rendu mon mémoire aussi et après avoir traversé une grosse panne lecture où plus rien ne me faisait envie.
La première des qualités de ce roman, c’est déjà qu’il m’a permis d’en finir avec ces envies de rien. Après avoir fini cette histoire, j’ai eu envie d’en découvrir d’autres, puis d’autres. Le goût de la lecture est revenu et il faut bien le dire, il a également été très fortement influencé par mes collègues de stage qui m’ont proposé bien des livres du Prix littéraires des lycéens et apprentis de Paca.
L’histoire, sans être forcément originale, est racontée de manière agréable et sans fioritures ; le lecteur est très vite emmené dans le vif du sujet. L’ouvrage permet également de se poser quelques questions quant à l’argent : fait-il vraiment le bonheur ? Quels sont nos rêves (petits ou grands) ? Des questions que, finalement, on se pose plus ou moins tous les jours sans parvenir à une vraie réponse.
J’ai également apprécié ces personnages sympathiques. Le fait est qu’on s’attache immédiatement à eux par leur simplicité, leurs petites mimiques et par la façon dont ils sont décrits. Tous deviennent très réels, prennent très vite forme dans l’imagination du lecteur.
Malgré tout, même si j’ai apprécié ce roman agréable et sympathique, mais il ne me laissera pas pour autant un souvenir impérissable. Même si j’ai dévoré ce roman qui se lit très, très bien, je n’en garderais aucune trace d’ici quelques mois…

 

Le livre de poche, 184 pages, 2013

Un petit jouet mécanique – Marie Neuser

Depuis son plus jeune âge, Anna passe ses vacances d’été dans le Cap Corse. Ses parents ont acquis une maison en ruines, loin de tout. Maintenant adolescente, Anna supporte de moins en moins ces vacances familiales ponctuées de longs repas, de balades et d’allers retours à la plage. Elle rêve plutôt d’aller en Angleterre ou aux Etats-Unis pour aller à la rencontre de ses chanteurs rock’n’roll préférés et pour intégrer une école de dessin prestigieuse.
Néanmoins, ces vacances tranquilles vont être rendues mouvementées avec l’arrivée de sa grande sœur Hélène. A l’antipode de l’adolescente, les deux sœurs entretiennent une relation difficile et ne s’apprécient pas du tout. Mais Hélène ne débarque pas seule. Elle est accompagnée de son nourrisson. Très vite, l’adolescente tombe sous le charme de sa nièce. Mais surtout, elle remarque un comportement étrange entre elle et sa mère. Elle a l’impression qu’Hélène fait tout pour qu’il arrive quelque chose à l’enfant. Imagination délirante ou drame morbide ?

 

Après avoir traversé un moment de panne lecture, j’ai eu l’occasion d’avoir ce livre entre les mains. Lauréat du prix littéraire des lycéens et apprentis de PACA, j’avais particulièrement envie de découvrir les raisons de ce succès.
Une écriture simple, sans prétention, mais qui ne m’a pas laissée indifférente pour autant. Mairie Neuser prend le temps de poser l’action, le cadre. On s’imprègne très vite dans cette ambiance du Cap Corse. On imagine rapidement les paysages, l’environnement ce qui rend les choses très agréables. On comprend les réticences de l’adolescente vis-à-vis du lieu, mais on a quand même envie de se laisser tenter par ces vacances tranquilles dans une lieu qui a l’air fantastique. Bref, le cadre est très bien posé et l’auteure a su nous faire apprécier ce lieu.
Marie Neuser écrit également à la seconde personne du pluriel. C’est une façon de raconter les actions qui m’a assez étonnée au départ, mais petit à petit, j’ai apprécié la distance prise par l’auteure pour raconter ces faits.
Néanmoins, l’histoire m’a laissée de marbre. Anna décrite comme une adolescente morose et rebelle, mordue de littérature, de musique et de poésie n’est ni plus ni moins qu’une jeune fille ordinaire se posant des questions habituelles. En brossant un portrait presque stéréotypé de l’adolescente, j’ai trouvé que le charme de l’atmosphère créé perdait tout à coup de son intérêt. Le constat est le même pour sa grande sœur Hélène. Celle-ci est décrite comme une jeune femme superficielle, égocentrique créant finalement un personnage sans grand intérêt. Il m’a donc été difficile de m’intéresser de plus près à ces personnages.
Enfin, la quatrième de couverture est un peu trop bavarde et en dit un peu trop. On comprend très rapidement quelle sera la fin de cette histoire et comment celle-ci risque de se terminer. Il faut dire aussi qu’en assistant à la remise de prix, les lycéens et apprentis avaient mis en scène certaines scènes du livre ce qui m’a peut-être mis la puce à l’oreille…
Un petit jouet mécanique n’a donc pas été un coup de cœur et je dirais même qu’il n’a pas vraiment été à la hauteur de mes espérances, néanmoins, certains points du roman sont particulièrement intéressants et méritent particulièrement un détour.

 

« C’est à Acquargento que vous avez appris ce qu’étaient réellement les ténèbres, quand, le visage libre offert à la brise nocturne, vous avez l’impression qu’on vous a crevé les yeux. Le noir comme un tombeau, vous pourriez presque le toucher comme s’il avait des parois »

L’écailler du Sud, 160 pages, 2012

Kiki de Montparnasse – Catel & Bocquet

Alice Prin n’est autre que la célèbre Kiki de Montparnasse. L’œuvre de Catel, José-Louis Bocquet nous entraîne dans son univers. De son enfance en province à sa vie d’artiste dans la capitale française la célèbre muse de Man Ray se dévoile et nous montre son tempérament bien trempé.

Alors qu’elle n’est qu’une toute petite fille, Kiki est confiée à sa grand-mère en province où elle est élevée avec ses cousins et cousines. À l’âge de douze ans, sa mère prend la décision de faire son éducation. Elle la récupère et l’amène à Paris. Mais la jeune fille, élevée à la campagne éprouve quelques difficultés  s’adapter aux bonnes mœurs parisiennes. Quelques années plus tard, Kiki se retrouve à nouveau seule : sa mère souhaite vivre pleinement sa nouvelle histoire avec son amant. Sa fille est alors placée comme bonne à tout faire dans une boulangerie. Mais son salaire bien maigre ne plus permet pas de vivre la grande vie à laquelle aspire Kiki. C’est alors qu’elle est remarquée par un peintre de renommée qui lui proposera de poser pour elle. Par la suite, elle deviendra la muse de plusieurs peintres d’envergure. Elle deviendra également LA Kiki de Montparnasse. L’album nous propose également une prospective de son amour fulgurant avec Man Ray avec qui elle vivra un amour houleux et passionné.

Kiki m’était plutôt méconnue jusque-là. Je la connaissais dans la splendide photographie « Le violon d’Ingres », mais je ne connaissais rien de sa vie, ni celle de Man Ray.
Cet album est donc une très bonne entrée en matière, je pense pour connaître et appréhender un peu mieux le personnage. Ses amours, son caractère de femme libre, ses envies et besoins de grand large nous donnent une vision globale de cette femme charismatique. En plus de son histoire imagée, les auteurs nous proposent également une frise chronologique du modèle à la fin de l’album permettant d’avoir en tête l’ensemble des informations la concernant.
Ils nous plongent également dans un Paris de l’entre-deux-guerres où les grands artistes se côtoient dans ce quartier mythique. L’ambiance semble bien retranscrite et colle assez bien à l’image que nous pouvons en avoir.
Au fil des pages, c’est plusieurs artistes de renom que nous rencontrons : de Foujita à Kisling en passant par Picasso ou Mendjisky et j’en passe. Ceci nous offre alors une très belle vision d’ensemble des artistes qui composaient cette époque.
Une belle œuvre et une protagoniste qui ne laisse pas indifférents. Ajoutons à cela des planches magnifiques qui donnent une belle vision d’ensemble… A lire pour une petit séance de culture générale !

 

Chez Mango

Casterman, 384 pages, 2007