La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

Jocelyne a 47 ans et vit à Arras. Mercière, elle gagne sa vie modestement et s’épanouit dans ce monde qui lui plait même si ses nombreux rêves ont été mis de côté. Mère de famille, ses enfants ont grandi loin d’elle et ne donnent que très peu de nouvelles. Quant à son mari, il y a plusieurs années que la flamme s’est éteinte : il ne la regarde plus, ne lui donne plus de tendresse. Une routine durable s’est installée entre ces deux êtres. Mais leur vie va être chamboulée par l’arrivée d’une grande nouvelle : les deux salariés de Jocelyne, addictes au Loto, la pousse à franchir le pas et à jouer. Malgré ses réticences, notre protagoniste va devenir l’heureuse gagnante de cette loterie et va empocher une très grosse somme d’argent.
Mais une sorte d’instinct la fait hésiter à aller retirer son dû. Comment ses enfants, son mari, ses amis vont-ils réagit ? Est-ce que cet argent sera bénéfique à sa famille, à son couple ou pourra-t-il entraîner une catastrophe dans sa vie ? Et si ce gain ne devenait pas une menace ?

 

Dès sa sortie, j’ai eu très envie de découvrir ce roman. Et puis passé les premiers enthousiasmes, cette envie a très vite disparu (ou du moins, a-t-elle été remplacée par d’autres). Bref. J’ai envie lu La liste de mes envies, quelques jour avant sa sortie au cinéma. Quelques jours après avoir rendu mon mémoire aussi et après avoir traversé une grosse panne lecture où plus rien ne me faisait envie.
La première des qualités de ce roman, c’est déjà qu’il m’a permis d’en finir avec ces envies de rien. Après avoir fini cette histoire, j’ai eu envie d’en découvrir d’autres, puis d’autres. Le goût de la lecture est revenu et il faut bien le dire, il a également été très fortement influencé par mes collègues de stage qui m’ont proposé bien des livres du Prix littéraires des lycéens et apprentis de Paca.
L’histoire, sans être forcément originale, est racontée de manière agréable et sans fioritures ; le lecteur est très vite emmené dans le vif du sujet. L’ouvrage permet également de se poser quelques questions quant à l’argent : fait-il vraiment le bonheur ? Quels sont nos rêves (petits ou grands) ? Des questions que, finalement, on se pose plus ou moins tous les jours sans parvenir à une vraie réponse.
J’ai également apprécié ces personnages sympathiques. Le fait est qu’on s’attache immédiatement à eux par leur simplicité, leurs petites mimiques et par la façon dont ils sont décrits. Tous deviennent très réels, prennent très vite forme dans l’imagination du lecteur.
Malgré tout, même si j’ai apprécié ce roman agréable et sympathique, mais il ne me laissera pas pour autant un souvenir impérissable. Même si j’ai dévoré ce roman qui se lit très, très bien, je n’en garderais aucune trace d’ici quelques mois…

 

Le livre de poche, 184 pages, 2013

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