Le plus petit baiser jamais recensé – Mathias Malzieu

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« Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La Mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock’n’roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky. » (quatrième de couverture)

 

Pas besoin d’en dire plus… La couverture et la quatrième de couverture vous laissent entrevoir dans quel univers vous entrez : celui du rêve où la poésie des mots se mêle avec un univers complètement déjanté, fou.
Quelques pages et le coup de cœur opère déjà. L’auteur nous livre ses histoires d’amour chaotiques, avec pudeur, sensibilité. Ses questionnements, ses peurs, ses pertes, ses découvertes, ses plus beaux moments d’amour sont retranscrits avec poésie, délicatesse et humour. L’écriture de Mathias Malzieu, cette histoire à la fois dingue, magique et belle vous donne des frissons et vous plonge dans cet univers tant aimé. Tout à coup, on a l’impression de retomber en enfance, de faire marcher à fond les ballons son imagination pour se représenter les quelques figures imaginaires qui sont utilisées. De la veste en bonbons nounours en passant par l’appartelier ou la wi-fille l’auteur ne cesse de nous surprendre, de nous faire rêver.
Quelques passages sont par ailleurs un rappel aux précédents livres de l’auteur : de Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi en passant par La mécanique du cœur, l’auteur nous replonge dans ses précédents ouvrages avec douceur. Tout à coup, l’envie de les relire est bien présente. Ses livres ont été pour certain une cure face au deuil, un bouillon de beauté, un livre de chevet qu’on ouvre de temps à autre rien que pour savourer quelques pages, quelques-uns de ces mots un peu trop bien assemblés.
Vous l’aurez compris, Le plus petit baisé recensé est un coup de cœur, un vrai… Se plonger dans cet univers, c’est accepter de retomber en enfance, d’entrer dans un univers magique, stupéfiant, enchanteur et doux à la fois… Merci Mathias Malzieu pour ce moment de lecture hors du commun !

 

Mes avis sur Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, La mécanique du coeur, Métamorphose en bord de ciel.

 

« Ce soir-là, je ne pus me résoudre à regagner mon appartelier. Besoin d’échapper à moi-même. Arrêter de penser.
Boire les étoiles au goulot était une technique pour bloquer la machine temporelle. Flouter le passé et le futur quelques heures pour se poser dans l’hyper-présent avec du whisky déguisé en Coca, du rhum caché dans les feuilles de menthe. Je voyais mes démons cavaler à travers les bulles, pieds au plancher comme l’hiver dernier. Je ne pensais qu’à une chose : retrouver un autre temps. Celui d’avant l’explosion de la centrale à rêves. »

 

Flammarion, 158 pages, 2013

Le chat du rabbin Tome 1 la Bar-Mitsva – Joann Sfar

J’avais été assez intriguée par le chat du rabbin, le film, sorti au cinéma il y a environ un an. Cependant, je n’ai pas pris la peine de le voir pour plusieurs raisons, la principale étant que je n’avais pas encore lu la BD du même nom. C’est de cette manière que je regarde, le plus souvent, les adaptations : le livre en premier, et ensuite le film. Maintenant que la BD a été lue, je pourrais (peut-être) découvrir l’adaptation qui en a été faite…

 

A première vue, le chat du rabbin est un chat quelconque : il dort, mange, demande quelques caresses à ses maîtres, et part en vadrouille… Jusqu’au jour où l’envie lui prend de manger cet affreux perroquet que plus personne ne supporte au sein de la maison, à cause de ses discussions trop récurrentes. Ce jour-là, en dévorant son ennemi, le chat du rabbin se met à parler. Mais celui-ci ne parle que pour dire des mensonges ou des vérités blessantes. Son maître lui interdit donc de voir sa fille, Zlabya et de lui adresser la parole… Celle-ci est bien élevée, et ne sort que très peu. Elle ne doit donc pas être influencée par l’animal. Cependant, ce dernier est fou amoureux de sa maîtresse et semble prêt à tout pour elle. Il incite donc son maitre à le convertir au judaïsme, mais surtout, il souhaite faire sa Bar-Mitsva afin de pouvoir plaire à sa dulcinée…

 

J’ai apprécié cette lecture, mais je n’ai pas été transportée. Cette fois-ci, j’avais envie de quelque chose d’un peu plus léger, d’un peu plus frais, car la plupart des bandes dessinées que j’ai lue sont sombres et tristounettes. Au moins, j’ai été servie… C’est agréable, plutôt drôle, très coloré, et puis ce chat pose des questions au rabbin très intéressantes, voire même pertinentes. En effet, l’animal s’interroge sur certains cas du judaïsme, il critique aussi certaines absurdités de la religion, et son pauvre maître cherche à lui montrer que la religion n’est pas que mensonge. On retrouve également une légère critique de la société occidentale qui cherche à tout prouver. Bref, c’est un dialogue incessant, une discussion qui laisse le lecteur réfléchir, et se positionner par rapport à tel ou tel point de vue. Cependant, je ne pense pas que l’auteur cherche à critiquer telle ou telle religion. Je pense plutôt qu’il s’agit d’une manière de parler de religion de façon très légère, poétique et détournée, sur certaines questions qui nous concernent de plus ou moins loin. Enfin comme vous l’aurez compris, j’ai aimé cet aspect-là du récit car c’est une manière originale de parler de choses plus ou moins taboues… Cette forme-là m’a également permis d’en apprendre un peu plus sur le Judaïsme et ses pratiques, et en plus, c’est plein d’humour, et de poésie…
J’ai aimé aussi les planches de Joann Sfar pour ses couleurs chaudes (j’adore !), pour sa diversité, pour ses beaux costumes (oui bizarrement j’ai regardé les vêtements des personnages, et chapeau ! ils sont très réussis !) mais les dessins et les personnages ne m’ont pas transcendée ; ils m’ont même laissée de marbre. Je les ai trouvés un peu flous, vagues… Alors que j’aime les détails, la netteté, la précision des traits…
Cependant, j’ai trouvé cette lecture un peu molle, sans rebondissement. Disons que la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, et ne donne pas vraiment une raison au lecteur de découvrir la suite… Vais-je continuer ? C’est une bonne question.

 

En bref
Un joli conte à prendre au troisième degré, qui nous en dit beaucoup sur la religion juive. Cependant, les dessins ainsi que cette histoire un peu plate m’ont déçue…

 

 

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BD-du-mercredi

Chez Mango

 

Editions Dargaud, 48 pages, 2003

La mécanique du cœur – Mathias Malzieu

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Il ne m’en restait que deux à découvrir de Mathias Malzieu… Je me lance donc dans la Mécanique du cœur, qui traînait depuis quelques temps sur ma Pile à Lire, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs… On me l’a souvent conseillé, ou déconseillé, en librairie… Il était temps que je me fasse mon propre avis! Encore une fois, Mathias Malzieu nous transporte dans un joli univers, un peu surréaliste… Mais ça reste une bonne lecture lecture!

 

Jack est né à Édimbourg, en 1874, le jour le plus froid du monde, dans la maison de Madeleine. Cette dernière est une sage femme qui « met au monde les enfants des prostituées, des femmes délaissées, trop jeunes ou trop infidèles pour donner la vie dans le circuit classique ».  Cette femme mettra au monde des centaines d’enfants délaissés, qu’elle tentera de faire adopter. Mais la naissance de Jack s’avère être un peu différente, car le petit garçon naît avec le cœur gelé, et celui-ci se brise immédiatement. Madeleine le remplace alors par une horloge, ce qui sauvera Jack.

Mais vivre avec n’est pas une chose facile! Jack ne trouvera jamais de parents adoptifs car le bruit de son horloge-cœur effraie. Il doit également remonter chaque jour le mécanisme de son horloge… Il doit éviter toutes colères. Mais surtout, il ne doit jamais, au grand jamais tomber amoureux, car l’amour briserait à tout jamais la mécanique de son cœur…

Mais Jack désire découvrir le monde… Et malgré les recommandations de sa « mère adoptive », il a le coup de foudre en voyant la jeune Miss Acacia, une chanteuse andalouse… Cette dernière voyage pour vivre de la musique et Jack la suivra et l’aimera où qu’elle soit…

 

J’ai eu un peu de mal à rentrer de l’histoire, je l’avoue… C’est d’ailleurs la raison qui explique le nombre de jours passés à lire ce tout petit roman. Mais une fois dedans, on ne peut en sortir… Et en sortir sans se poser de questions. Peut-on vivre sans son amour? Doit-on vivre dans la vérité ou dans le rêve? A quelle point devons nous protéger les uns des autres?

Une fois encore, on se laisse transporter avec aisance dans l’univers, à la fois doux et sombre, de Mathias Malzieu, avec ce très beau conte pour adultes. Ce conte si touchant et poétique de nouveau, où l’amour est à l’honneur. On passe par tous les stades des sentiments… La joie, le rire, la tristesse, la jalousie… La colère et la déception aussi.

L’auteur va droit au but, et ne passe pas par des tours et des détours… On suit tout au long la quête de Jack, qui est de retrouver Miss Acacia, et de passer la fin de sa vie avec elle…

C’est ainsi une très belle histoire d’amour avec deux personnages très différents l’un de l’autres… Miss Acacia a la tête sur les épaules, et voudrait que Jack cesse de rêver…

Miss Acacia n’est pas un personnage que j’ai vraiment apprécié d’ailleurs, car elle manque parfois un peu d’espoir, de joie…

Tout au long de cette histoire, on rencontre des personnages tout aussi farfelus les uns que les autres… Mais ces personnages n’ont pour seul objectif de rendre le petit Jack heureux. On rencontrera alors au fil de cette quête Méliès, qui lui sera une aide précieuse, puisqu’il sera un parent, un réconfort, un espoir. Et puis bien sûr, Madeleine, qui est un personnage réellement touchant. Elle a ce rôle de « mère-poule » et veut garder Jack loin de tous les problèmes d’amour, de cœur… Et puis aussi de cette vie, qui peut parfois être tellement compliquée!

 

En bref
Malgré tout, je suis l’avis de certains libraires… Ce petit roman n’est pas le meilleur de l’auteur… L’usage de certains mots m’a parfois déplu, d’autant plus que cette histoire se déroule au XIXe s. Sa petit merveille reste pour moi Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi… Peut-être parce qu’il m’a beaucoup plus parlé…

J’ai quand même hâte de découvrir le film d’animation!

 

« Je t’aime de travers parce que je suis un détraqué du cœur de naissance. Les médecins m’ont formellement interdit de tomber amoureux, mon horloge-cœur étant trop fragile pour y résister. J’ai pourtant mis ma vie entre tes mains parce qu’au-delà du rêve, tu m’as donné une dose d’amour tellement forte que je me suis senti capable de tout affronter pour toi. »

 

J’ai lu, 156 pages, 2009

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi – Mathias Malzieu

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J’ai continu ma passe de « je relis les livres qui m’ont marqués »… Après Fahrenheit 451, l’envie m’a prise de relire Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, offert par mon petit colocataire (oui restons dans l’anonymat), il y a quelque temps déjà, à l’occasion de mes 17 ans? de notre premier Noël? …  Je ne sais plus exactement. Il m’a souvent demandé, depuis que j’ai créé mon blog, pourquoi ce livre ne figurait pas dans mes chroniques… La réponse est simple, je ne chronique que les livres que je viens de terminer… Sinon ma mémoire me fait défaut… J’ai eu cet envie de faire figurer un livre remplit d’amour et d’espoir, offert par une personne qui m’est chère dans mon petit bazar…
Autrement dit, c’est l’un des livres dont je ne pourrais réellement me séparer…

Mathias a une trentaine d’année lorsqu’il perd sa mère, suite à une très longue maladie. Il redevient alors un petit garçon. Il est perdu, souffre de l’absence de sa mère, se sent impuissant. Mais tout bascule, lorsque dans les affaires personnelles de sa maman, il retrouve une petite horloge, arrêtée à l’heure même du décès derrière laquelle il est inscrit « Pour vous aider à combattre la mort: Giant Jack, passeur entre les mondes, médecine par les ombres, spécialiste des problèmes de vie malgré la mort » et puis un peu plus bas, « Contact: chantonnez Giant Jack is on my Back…« . Mathias s’exécute, et il apparait alors devant lui un géant de quatre mètre cinquante, avec de jambes longues, en accordéon et des bras qui trainent au sol. Après avoir fait connaissance, Giant Jack propose à Mathias une ombre (qui sert de cocon), mais également des livres, une amitié, et un espoir de vivre encore même après la douleur…
Petit à petit, Mathias réapprendra alors à vivre, à croire, malgré le vide.

Malgré une second relecture, je retombe immédiatement sous le charme de cette écriture, de cette belle histoire, mais je retrouve également la même mélancolie que la première fois.

Dès les premières phrases, j’ai été émue aux larmes, une seconde fois, parce que l’auteur nous donne ses premières impressions, sans fioritures…Et puis après, il m’était difficilement possible de lâcher ce livre tant qu’il n’était pas terminé.

Selctionner quelques phrases qui m’ont touchées, émues, plues, se révèle être difficile… A vrai dire, il faudrait selectionner le livre entier tant l’écriture de Mathias Malzieu est poétique, tant les mots sonnent justes, et glissent avec une facilité et une douceur déconcertante… Pourtant, son écriture s’évère être assez proche de celle du langage parlé…

Mais ce livre ne se limite pas à une écriture qui touche… On passe très souvent du rire aux larmes… J’ai d’ailleurs éclaté de rire plus d’une fois alors que j’étais seule, ou bien entourée de personnes inconnues dans le tram (bon là, je me suis contentée de sourire…).

Le personnage de Mathias est très touchant… On perçoit aisément son désarroi, ce vide, cette tristesse, cette colère… Et puis, on voit aussi au bout d’un an, cette envie de revivre, de continuer à partager des moments avec son père… Cette sorte de renaissance…

Le personnage de Giant Jack quant à lui, apporte beaucoup de fantaisie à ce roman, que l’on pourrait qualifier de conte pour adultes. Il apporte des pointes d’humour, mais aussi des passages poétiques…

C’est assez déroutantde voir aussi que ce sont typiquement les même questions que je me suis posée lorsque j’ai perdu mon Papy… Où est tu maintenant? Est-ce que tu vas bien, mieux, maintenant? Et comment on fait pour imaginer la vie sans toi? A quoi elle ressemble la vie sans ta bonne humeur? sans ton sourire? Sans toi? Avec ce vide?

Sans forcément partager cette tristesse, on peut la comprendre, la sentir…

Le vide revient sans cesse… Comme ces moments dans le cimetière on l’on remplit le temps pour ne pas rester devant ce marbre qui nous reflète la triste réalité… Les mêmes envies apparaissent, sans qu’on puisse jamais vraiment les réaliser… La même colère qui nous pousse à dire « Allez revient quoi! »…

 

En bref
Même si ce n’est pas mon genre de relire deux fois un livre, celui la, tout comme très peu d’autres, je pourrais le lire et le relire, et le rerelire… J’aime cette poésie, cette douceur, cette triste réalité auquel l’auteur nous confronte… J’ai encore passé un très bon moment avec ce roman…

 

« Est-ce que ça va mieux, est-ce que c’est léger comme une bulle de laisser son corps juste là, tel un vêtement abîmé que l’on ne peut plus porter? C’est fini ce poids qui écrasait ton sourire? qui écrasait ton ventre, qui t’écrasait? Tu as pu t’échapper, dis? Avec ton sourire en poche maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi? »

J’ai lu, 151 pages, 2009

Métamorphose en bord de ciel – Mathias Malzieu

M tamorphoseEnBordDeCiel (1)

Après avoir lu la maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, offert par mon super collocataire, je me suis précipitée sur le dernier Mathias Malzieu disponible à la bibliothèque. Et de nouveau, ce livre est une pure résussite.

Tom Cloudman est le plus mauvais cascadeur du monde. Il connait d’ailleur la gloire par ses cascades manquées. Il Il est aussi un grand rêveur impressionné par la liberté et le vol des oiseaux. Lors d’une énième visite à l’hopital pour une fracture, le médecin lui décèle une maladie incurable que Tom appelle la « Betterave ». Il commence alors un très long séjour dans un triste hopital blanc, ce que le personnage ne le supporte pas. Lui, aimerait faire du vélo, pédaler, vivre. Lors de ses déambulations nocturnes, il rencontre le très jeune Victor atteint lui aussi d’un cancer, et se lie d’amitié avec le jeune garçon. Il également rencontre un soir en bord de ciel, une femmoiselle, mi femme mi oiseau,  qui lui propose le pacte suivant:

« Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. « 

Ce roman est une petite merveille tout comme le premier que j’avais lu de Mathias Malzieu. Je me suis très vite attachée aux personnages et on a très vite envie de connaitre la suite. Une fois entamé, il m’était difficilement possible de lâcher ce roman.

On s’attache à Tom et sa véritable envie de combattre la maladie, de vivre.

On s’attache aussi au petit Victor qui connait la maladie bien trop tôt.

On s’attache également à l’amour naissant entre lma femmoiselle et Tom.

Le roman entier est touchant, sans jamais tomber dans le pathos.

Plus d’une fois j’ai été touchée par l’écriture très poétique, pourtant les phrases sont, de manière générale, assez simples, mais tellement justes… Chaque mot semble être réfléchi, et aucun de semble être pris au hasard.

Tout comme maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, on peut penser que ce livre est un conte pour enfant, cependant, l’auteur nous offre de nouveau une belle réflexion sur l’amour, l’envie de vivre et la maladie, à tout âge.

Ce livre aborde sans pudeur le thème du cancer et nous dévoile des rêves impossibles.

En bref
On prend plaisir à lire ce roman et je dirai même, à lire cet auteur. Derrière des histoires, de premières apparence naïves, on rencontre de belles réflexions.

 

« Il n’y a que lorsque je vais à la rencontre de l’enfant-lune que je me débranche. Pour lui, je joue à l’illusionniste, j’invente des histoires qui nous font rêver »

 

Flammarion, 2011, 157 pages