La guerre des Lulus, tome 1 – Hautière & Hardoc

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Les Lulus, ce sont quatre orphelins Lucas, Ludwig, Lucien et Luigi. Tous les quatre vivent à l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt et bien que l’entente ne soit pas toujours au beau fixe, ce sont quatre enfants soudés qui partagent leurs peurs, leurs doutes, leurs peines et leur chambre.
Durant l’été 1914, la rumeur court : les allemands ne devraient pas tarder à envahir Velencourt. Le village entier est alors évacué… Sauf que les Lulus ne répondent pas présent à l’appel et ils se retrouvent donc livrés à eux même. Au début, c’est l’insouciance qui les saisit… Ils sont enfin seuls, libres et sans adultes. Mais en voyant le village désert et sans aucune présence à l’horizon depuis plusieurs jours, les Lulus se rendent à l’évidence : ils ont été abandonnés.
Ils trouvent alors refuge dans leur cabane au fond des bois… Mais aux prémices de l’hiver, les difficultés commencent à apparaître.

 

Devenue incontournable ces derniers temps sur la blogosphère, cette BD me faisait terriblement envie. Et une fois plongée dans cette lecture, je peux vous assurer que le charme n’a pas tardé à opérer !
Dès les premières pages, j’ai aimé et j’ai été touchée par ces enfants pour leur fraîcheur, leur bêtises, leurs répliques… L’auteur prend le parti de créer quatre personnages avec quatre personnalités très opposées : de l’intello en passant par le gourmand, le petit dernier (très protégé) ou le casse-cou, chacun amène son charme, sa petite touche de fraîcheur, de sympathie à l’histoire. Le scénario, quand à lui m’a beaucoup plu. Très original et très bien construit, j’ai aimé me plonger dans cet univers, dans cette période. Et j’ai retrouvé dans ces quelques pages des rêves d’enfants : qui n’a pas rêvé de vivre sa vie dans son chez-soi loin des adultes? Il est vrai, le rire est au rendez-vous, mais il laisse très vite place à l’angoisse. Si les premières pages nous montrent la vie plutôt heureuse et paisible que mènent ces quatre garçons, la guerre viendra très vite troubler cette quiétude… On se demande alors comment des enfants peuvent-ils survivre dans une cabane mal isolée, tombant presque en ruine ?
Côté dessin, j’ai énormément aimé le trait d’Hardoc… Les planches sont réalistes à souhait, pleine de couleurs et vous entraînent à merveille dans un univers très lointain. Le trait fluide vous donne envie de tourner les pages, vite, très vite.
Une jolie lecture qui présage une suite certainement terrible, mais qui sera incontestablement à découvrir !

 

Les avis de Moka, Noukette, Lasardine, Jérôme et Marion.

 

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Top BD de Yaneck : 17/20

 

Casterman, 56 pages, 2013

Les souvenirs de Mamette, Tome 3 : La bonne étoile – Nob

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Noël 1935. Mamette vit toujours à la campagne chez son grand-père, et la tante Suzon. Elle a repris le chemin de l’école et continue toujours ses tâches à la ferme, ce qui rend les journées longues… Mais qu’importe… Mamette s’est fait des amis, et notamment Jeannot et Jacques, tous les deux fous amoureux d’elle. Entre eux, l’ambiance est loin d’être au beau fixe, puisqu’ils passent leur journée à se bagarrer et à se chamailler pour savoir lequel des deux sera l’amoureux de Marinette. Cette dernières d’ailleurs en a plus qu’assez de cette situation et préfère rester seule, loin des garçons. Alors qu’elle rentre de l’école sans être accompagnée, un camion s’arrête et en descend un homme qui lui propose de la ramener chez elle. Effrayée, Mamette refuse avant de se rendre compte de son erreur : cet homme, c’est son père qu’elle n’a pas vu depuis presque une année.
Suite à cela, elle pense enfin rentrer à Paris. Mais très vite la jeune fille déchante. Un passé mouvementé oblige son père à se cacher…

 

C’est avec une certaine joie que j’ai retrouvé notre petite Mamette ! Nob s’amuse avec les souvenirs de notre petite héroïne et nous fait découvrir un tome beaucoup un peu plus tristounet que les précédents. Au milieu des moments de bonheur et de joie que nous propose Nob lors des retrouvailles, il nous confronte aussi à des choses plus sérieuses, plus tragiques. On comprend d’ailleurs que l’histoire peut se lire à un double niveau : les enfants comme les adultes trouvent leur compte dans cette série.
Petit à petit, l’histoire se dessine, nous offre de nouvelles révélations, attendues ou pas. Les personnages eux aussi continue leur petit bout de chemin et leur évolution. Le personnage de tante Suzon, par exemple, continue dans sa lancée et nous avons dans ce troisième tome quelqu’un de nouveau, de transformer, d’un peu plus humain. On découvre aussi pourquoi le grand-père de entretient des relations tendues avec le père de Mamette… Bref, tout autant de péripéties et de révélations qui donnent envie de découvrir la suite, si suite il y aura…
En ce qui concerne le dessin, il n’y a pas vraiment de nouveautés : des couleurs pastelles, des dessins ronds, des illustrations pleines page… Et bien sûr, un petit aperçu de notre Mamette devenue Mamy à la fin du tome…
Tout autant de bonnes choses qui donnent envie de découvrir une éventuelle suite, et bien sûr, la série Mamette…

 

Mon avis sur le premier tome
Mon avis sur le second tome

 

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Top BD de Yaneck
: 16/20

 

Glénat, 88 pages, 2012