La bella gente

http://madimado.files.wordpress.com/2012/03/la-bella-gente-les-gens-biens-16-02-2011-8-g.jpg

 

Jamais je n’aurais pensé créer une rubrique cinéma dans ce blog. Et pourtant… On peut voir que ce petit bazar en devient un, il évolue… Mais après tout, pourquoi pas ? Ce soir, c’est comme une obligation ; je dois vous parler de ce film, je dois partager ce film. Parce qu’il m’a bouleversée, m’a émue aux larmes…

 

Alfredo et Susanna ont la cinquantaine. Ce sont des gens aisés, cultivés, aux idées larges. Ils habitent Rome mais passent leurs vacances dans leur maison de campagne, à l’abri des regards. Alors que Susanna va faire quelques courses au village, elle aperçoit au bord de la route une jeune fille en train de se faire humilier et frapper par un homme. Elle, c’est Nadja, une très jeune ukrainienne, prostituée. En observant la scène, Susanna ne sait que faire. Prise de remords, elle décide d’intervenir avec l’aide de son mari Alfredo. Ils entrainent la jeune fille au sein de leur habitation. Nadja se laisse apprivoisée doucement mais surement, elle devient moins craintive. Petit à petit, une amitié profonde nait entre les trois personnages. Mais celle-ci va être bouleversée par l’arrivée de Giulio, leur fils. Giulio va tomber sous le charme de cette jeune ukrainienne. Et là, tout se complique. De plus en plus de questions naissent. Nadja pourra-t-elle aspirer à devenir quelqu’un d’autre? Pourra-t-elle améliorer sa condition ?

 

Le film vient tout juste de s’arrêter, et je me demande encore comment j’ai pu être aussi bête pour ne pas le regarder plus tôt. Parce que des occasions de le voir, j’en ai eu plusieurs, mais je les ai toujours déclinées. J’aurais pu aller le voir au cinéma en VO à sa sortie, mais j’avais peur de m’ennuyer, peur de ne pas tout comprendre, et puis, je n’avais pas envie de voir quelque chose « prise de tête »… Il m’aura fallu un soir de solitude, pour enfin me lancer là dedans…
Et je dois dire que ce film est d’une force et d’une beauté inouïe… La bella gente est à la fois beau, profond, intelligent. C’est typiquement le genre de film qui fait réfléchir, qui fait poser des questions, des vraies. Qu’est ce que j’aurais fait à la place d’Alfredo et Susanna ? Est-ce qu’on peut réellement les juger ? Est-ce qu’ils ont pris la bonne décision ? Je pense que personne ne peut réellement le savoir.
On peut aussi voir que le milieu social de Susanna et Alfredo les rattrape, et ce, malgré leur idéaux. En effet, Susanna travaille dans ce milieu : elle aide les femmes battues. Mais dès qu’une histoire d’amour commence entre son fils et sa jeune protégée, elle perd toute ses idéologies, toute sa bonne volonté d’aider Nadia.
C’est également un film aux plans uniques. J’entends par là que la caméra est capable de cibler de tous petits détails. Et ceux-ci font le charme, la beauté de ce film.
La fin est un peu attendue, et c’est peut-être le seul défaut que je pourrais trouver à ce film. Celle-ci est somblre, voire même pessimistes, mais je l’ai trouvée, néanmoins, réaliste.

 

Vous l’aurez compris, je suis à la fois charmée et secouée par cette comédie sociale amère… La bella gente est un film qui a trop peu fait parler de lui, mais il faut le voir !

Publicités