La vie d’une autre – Frédérique Deghelt

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Marie un vingt-cinq ans… Un soir de fête, elle rencontre son grand amour, Pablo.  Entre eux, c’est le coup de foudre. Ils passent la nuit ensemble, et le lendemain, Marie se réveille avec douze années supplémentaires. Elle a trente-sept ans, elle ne souvient plus de rien, elle ne se souvient plus de ces douze années aux côtés de Pablo, elle ne sait pas qui sont ces enfants qui viennent lui sauter dans les bras le matin. C’est le trou noir,  c’est un cauchemar… Face à cette situation, Marie décide de ne rien dire à personne ; elle est angoissée à l’idée de se retrouver en hôpital psychiatrique, d’être traitée comme quelqu’un de dérangée psychologiquement. Elle-même sait qu’elle n’est pas folle. Il y a forcément une explication quelconque. Elle décide alors d’enquêter sur elle-même afin de découvrir pourquoi elle a perdu la mémoire, afin de découvrir qui elle est, qui ils sont… Aidée par ses amis, par des connaissances, par des proches, par ses propres écrits, Marie va comprendre l’engrenage qui l’a conduit à sa perte de mémoire. Mais comment garder la face devant une telle situation ?

 

J’ai passé un agréable moment avec ce livre, cependant, La vie d’une autre est loin d’être un coup de cœur. Disons que je m’attendais à autre chose : entre les avis d’autres bloggeurs plutôt enthousiastes et le film qui en a été adapté, j’avais une réelle envie de découvrir ce livre et j’en attendais beaucoup, beaucoup. C’est peut-être pour cette raison que j’ai été déçue, d’ailleurs.
J’ai trouvé ce roman particulièrement intéressant, et innovent. Je n’ai pas eu d’impression de déjà vu, comme c’est parfois le cas avec d’autres romans. Ici, tout était nouveauté : la question de l’amnésie n’est pas un sujet que j’ai lu ailleurs, ni ces multiples réflexions que nous offre l’auteure. Je ne m’attendais pas non plus à une telle chute. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus commun, d’un peu moins romantique. J’ai également été bluffée par la manière dont l’auteure nous fait entrer dans la vie, dans les pensées de Marie. Très vite, je suis entrée dans la peau du personnage principal. Je me suis mise à sa place, et je me suis posée des questions semblables, j’ai éprouvé des inquiétudes similaires. Cependant, il y a certaines longueurs non négligeables dans ce roman qui sont telles que j’ai  fini par lire certains passages en diagonale. Oui, les questions que se posent Marie sont légitimes, intéressantes, et même nécessaires, mais toutes n’ont pas une grande importance pour l’histoire. Du coup, certains passages m’ont particulièrement ennuyée, voire même lassée…
Je trouve aussi que la réaction de Marie était parfois assez paradoxale. Comment a-t-elle pu rester aussi calme dans une telle situation ? Pourquoi Pablo ne s’est aperçu de rien alors que Marie lui posait des questions qui dépassaient toute logique, toute normalité ? Comment les simples rires de Marie face à des situations délicates pouvaient faire oublier à ses interlocuteurs de véritables problèmes ? J’avoue avoir été très déstabilisée par cela, par ces incohérences assez lourdes, assez étranges.
Derrière tout cela, j’ai aimé cette magnifique histoire d’amour racontée par l’auteure. Marie et Pablo ressemblent à l’un de ces couples à qui rien ne peut arriver. Leur amour est une chose incomparable, d’une force inouïe et j’avoue avoir parfois envié leur relation, leur plénitude. Je trouve que la réflexion que nous offre l’auteure est très intéressante et est, finalement, assez importante. La vie d’une autre nous propose de réfléchir sur l’amour, son évolution, les doutes que l’on peut rencontrer, les choix que l’on peut prendre.  L’auteur abord également des thèmes comme la maternité, les relations mère-enfant, le mariage, …  ce qui amène de belles réflexions.

 

En bref
Malgré un manque de cohérence (parfois) et de grosses longueurs dans la narration, ce livre nous offre de belles réflexions et notamment une magnifique description et réflexion sur l’amour, le sentiment amoureux et leur évolution. Le thème de l’amnésie est traité avec innovation, avec brio. A découvrir !

 

« Quel est le moment où se rompt le dialogue, où la vie à deux devient une lente agonie ? Je pense à Romain Gary dans Clair de femme : « Des problèmes de couple ? Quels problèmes de couple ? Il y a des problèmes ou il y a un couple. » Les romans sont pleins de ces amoureux fusionnels qui se loupent et ne s’aiment qu’en se détruisant et nous les lisons avec une avidité de noyés… Est-ce parce qu’ils nous ressemblent tant ? »

 

Babel, 341 pages, 2012

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L’homme qui voulait être heureux – Laurent Gounelle

J’ai eu envie de lire ce roman psychologique parce qu’il a connu un succès important. J’étais un peu intriguée et l’histoire me paraissait assez sympa… En plus, une amie m’en avait dit du bien et me l’avait plutôt conseillé. Pour ma part, je reste assez perplexe. Je ne peux pas dire que ce livre m’a déplu, mais je ne peux pas non plus dire que ce livre est un petit trésor…

L’histoire est la suivante: un homme, en vacances à Bali, décide voir un guérisseur quelques jours avant son départ. Il le rencontre, initialement, sans raisons particulières. Le guérisseur jouit d’une renommé mondiale, d’ailleurs, un politique américain a été guéri grâce à l’intervention du sage.

Après un premier diagnostique, le guérisseur est formel, l’homme est en bonne santé, mais il n’est pas heureux. Il s’en suit alors de longues discussions avec le guérisseur, sur plusieurs jours pour aider son patient à prendre conscience de son bonheur et à reprendre le contrôle de sa vie.

Ma première réaction c’est « mouaiiiiiis »… Je reste un peu étonnée du succès de ce livre, car il reste tout de même assez banal. Le roman se lit bien, certes, mais l’histoire reste assez plate, le personnage principal assez commun… On ne s’attache pas à lui, on n’a pas vraiment envie de l’aider, de le secouer ou quoi que ce soit. Une fois le livre fini, je ne perçois pas mon habituelle déception…. C’est un livre qu’on lit sans sentiments. On n’éprouve ni joie, ni tristresse, ni émotion… Je suis également un peu déçue par la fin du livre…

Après, il est vrai que je n’avais jamais lu ce type de roman auparavent… Peut-être que mon manque d’enthousiasme est dû à cela…

Malgré tout, ce roman m’a fait réfléchir et d’une certaine façon m’a fait prendre conscience des gens, et du monde qui m’entoure. On se pose quand même quelques de questions sur soi-même, et on finit même parfois par appliquer les questions du guerisseur à nous même. Une fois le livre terminé, on a envie de vivre… Et puis c’est tout…

 

En bref
Malgré tout c’est un livre que je pourrais conseillé et que j’ai d’ailleurs déjà conseillé… Mais bien sûr, je ne le proposerai pas à tout le monde…

 

Pocket, 2010, 167 pages