Nos séparations – David Foenkinos

Après avoir adoré et dévoré la délicatesse, j’ai eu envie de lire plus de Foenkinos, car j’avais apprécié avant tout son écriture et son humour. J’étais plutôt attirée par le potentiel érotique de ma femme, puis Sarah m’a parlé de Nos séparations… Et puis, j’aimais beaucoup le résumé aussi… J’avoue qu’une seconde fois, je ne suis pas déçue par cet auteur.

Fritz et Alice s’aiment mais passent leur vie à se séparer pour diverses raisons: les parents de l’un et de l’autre, les dents, les collègues, les amis, une histoire de cravate, les études de Fritz aussi… Puis ce dernier décroche un stage qui se termine par une embauche chez Larousse. Pour Alice -qui vient d’une bonne famille, où les nombreuses études de son compagnon sont mal vues – ce poste est idéal de le présenter enfin! Puis tout bascule. Tout au long du roman, nous suivons les séparations de ces deux personnages, mais aussi les rabibochages, les nouvelles rencontres de l’un et de l’autre, mais tout cela par la voix de Fritz.. Fritz et ses nombreuses conquêtes féminines: Fritz avec sa maîtresse Céline, Fritz avec sa femme Iris, mais surtout Fritz avec Alice.

 

J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman. On peut dire que ce n’est pas un roman où l’on s’ennuie… Car la vie de Fritz est bien animée.

C’est un livre qui parle d’amour, mais sans être trop à l’eau de rose. Il y a beaucoup de clichés, comme la demande en mariage, la maîtresse qui décide de réveler à la femme le jour même du mariage leur liaison avec Fritz, le coup de foudre et j’en passe. Mais tous ces clichés sont abordés avec désinvolture et humour.

J’ai pouffé de rire plus d’une fois, car l’humour de Foenkinos me fait fondre! On remarque que certaines petites idées toutes faites reviennent sans cesse, comme par exemple cet histoire étrange sur les polonais (que je n’ai d’ailleurs pas compris!). Mais il y a aussi ces petites expressions qui m’ont fait rire comme « chacun ses… ».

Et puis bien sûr, toutes ces biographies étranges sont plus ou moins drôles, mais apportent beaucoup de charme à la lecture.

Fritz ne m’a jamais émue, mais il m’a fait sourire voire même beaucoup rire! Car il faut le dire, Fritz est parfois un peu étrange comme garçon (il trouve souvent des conincidences absurdes) et il est souvent maladroit, trop maladroit avec ses conquêtes! Ce ui explique peut-être les nombreuses séparations avec Alice, qui elle, est un peu plus équilibrée, a un peu plus la tête sur les épaules.

J’ai beaucoup aimé le début du roman car je me suis un peu reconnue là dedans (me voilà en train d’envoyer un SMS à mon colloc’ pour lui dire « je crois qu’un auteur nous a observé secrètement et à écrit un livre sur nous »… Ces petites chamailleries m’ont semblées tellement naturelles!

La seconde partie du roman, cependant, piétine un peu… Certains passages m’ont semblé un peu long, mais bon… On ri toujours autant!

J’avoue qu’on est loin, très loin même, du niveau de La délicatesse. Pourtant ces deux romans ont plus d’un point commun. Mais il manquait dans Nos séparations un petit quelque chose que je ne saurais expliquer vraiment.

 

En bref
Je vous rassure, il n’est pas question seulement de légerté… Fritz vit très mal sa séparation avec Alice, tout comme Céline qui n’assume pas de plus avoir d’amant. Malgré tout, c’est un roman frais, qui se lit avec beaucoup de facilité et qui met du baume au coeur.

 

 » J’aimais alors tenir sa nuque comme s’il s’agissait de son coeur. On se voyait pendant la pause déjeuner, dans un hôtel près du bureau. Parfois, nous apportions un bouteille de vin, ou du champagne, et nous trinquions à la santé de notre plaisir. C’était fou, c’était bon, c’était enfantin. « 

 

Folio, 218 pages, 2009

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